vendredi 6 juin 2014

Jour 4: 3ème étape, 8,6km sur l'île de MBelane

On se réveille de bonne heure, peu d’entre nous ont vraiment bien dormi. Nous prenons des forces au petit déjeuner ; des viennoiseries et du pain tout droit sortis du four nous tendent les bras, avec de la confiture maison, c’est extra !



Nous partons 30 minutes plus tard que d’habitude, pour une course de 8,6km, pour rejoindre aujourd’hui un village de l’île où se trouvent deux petites écoles : Keur Dabo et Fellane. Le parcours que nous a réservé aujourd’hui l’équipe de balisage est superbe, et très varié : après un petit km le long du fleuve, nous traversons un troupeau de zébus (je ne suis pas trop rassurée j’avoue), puis un petit village où nous encouragent quelques locaux ; à la sortie du village, nous découvrons un immense champ de baobabs avant de rejoindre un 2ème village où nous attend le ravitaillement. On mouille la casquette avant de continuer vers un bras du Saloum asséché où se sont formés des petits cratères de sel. C’est vraiment très chouette. On termine cette magnifique étape par un court passage au milieu des arbres (les balises sont parfois difficiles à voir, 1 gazelle se perd encore aujourd’hui) avant de rejoindre le village, où nous attendent enfants et familles en grand nombre!




En effet, c’est une première ici pour la Sénégazelle et l’accueil est au rendez-vous ! Après un chant des écoliers, une petite fille d’une dizaine d’année est chargée de lire un discours sur la solidarité et pour nous remercier de notre venue ; toute l’assemblée l’écoute en silence, c’est très émouvant.




Ensuite, nous traversons le village pour rejoindre l’école de Fellane (l’autre moitié des filles se rendant à l’école de Keur Dabo où se trouvait l’arrivée de la course), où, comme les jours précédents, nous allons distribuer nos fournitures. Les locaux ici sont très rudimentaires par rapport aux écoles précédentes que nous avons visitées autour de Foundiougne. Je me rends aujourd’hui dans une classe de CM1, les élèves sont très disciplinés ; voir les visages de ces enfants lorsque je leur ai tendu 2 stylos bleus, puis 2 stylos noirs (sur lequel je pouvais deviner : « quoi, tout ça rien que pour moi ! »), restera un de mes meilleurs souvenirs ! Le professeur de la classe à son tour nous remercie de notre venue et de notre action.




Nous repartons ensuite en calèche jusqu’à notre campement ; notre chauffeur nous arrête vers un « anarcadier » pour nous ramasser des noix de cajou. Le fruit est plutôt surprenant ! C’est la pleine saison : les fruits se forment à la fin de la saison sèche. Ils comportent 2 parties, la « pomme de cajou », qui ressemble à un poivron de couleur jaune, orange ou rouge, et d’une coque âcre et toxique qui abrite une amande blanche, comestible, la noix de cajou.





Nous déjeunons une dernière fois sur l’île au bord de l’eau (poisson frais et pommes de terre) puis vers 15h30, nous disons au revoir à Issa et à son équipe et nous reprenons la pirogue pour traverser le Saloum où nous attendent les calèches. Les 45 minutes jusqu’à Foundiougne en plein soleil sont un peu longues.

A l’arrivée, je n’ai même pas le temps de me doucher, je pars directement en salle des fournitures pour préparer les dotations pour le lendemain. Avant le repas, l’équipe de la Sénégazelle nous projette le film de la Batirun (évènement sur 1 semaine à la Toussaint, où les gazelles et les gazous travaillent de 8h à 13h pour construire une salle de classe, avant d’enfiler les baskets pour l’épreuve de course à pied qui se déroulent en fin d’après-midi).

Après le repas, c’est un petit défilé de mode qui est organisé pour présenter quelques vêtements traditionnels. 4 ou 5 gazelles doivent servirent de mannequins. Je me dévoue (ainsi que Aurore, Blandine, Stéphanie et Dominique), c’est plutôt sympa (mais dommage, pas de photos à vous montrer !). Encore une longue et belle journée au Sénégal ; je continue de profiter à fond de l’aventure !

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