Lundi 5 mai,
réveil à 6h. Le départ des coureuses est à 8h00, on a donc le temps de prendre tranquillement
le petit déjeuner (délicieuses confitures locales de mangue, bissap et melon) et
de se préparer tranquillement.
Le top départ est donnée à 7h30 pour les
marcheuses, puis vient notre tour à 8h00.
C’est une étape de 6,9km qui nous
mène du bord du Saloum au petit village de Mbam, où ont été construites 2
nouvelles salles de classe, grâce à l’action de la Batirun, en 2011 (classe de
collège) et en 2012 (classe de lycée). Pour ce 1er jour, c’est une étape plutôt
facile que nous a réservé l’organisation (étape initialement annoncé de 8,4km),
et un ciel légèrement voilé nous a permis de courir avec quelques degrés de
moins, ce qui était idéal vu que nous ne sommes pas encore trop habituées à la
chaleur.
Nous sommes accueillis au son des djembés et des applaudissements des
nombreux enfants de l’école, l’ambiance est chaleureuse.
Après l’arrivée des
dernières marcheuses, nous rentrons dans la cour de l’école, où quelques femmes
et enfants continuent de danser au son des rythmes africains. Le directeur nous
offre un petit discours de remerciement, émouvant.
Jean-François Perron (organisateur Sénégazelle) et le directeur de l'école de Mbam
Ensuite, nous nous répartissons dans les
classes où les 350 élèves de l’école viennent de prendre place pour recevoir
leurs fournitures. Les enfants sont calmes et disciplinés, timides et
impressionnés peut-être ? Ils nous chantent l’hymne du Sénégal et nous entamons
à notre tour une petite chanson française. C’est un beau moment d’échange et de
sourires.
Vers 10h30, nous repartons en direction de notre hôtel en calèche, le
mode de transport local ! C’est plutôt fun, mais pas très rapide. Nous
empruntons la rue principale de la ville où quelques marchands vendent, au bord
de la route, fruits et légumes (mangues, cacahuètes, pommes de terre, etc) et où
se trouvent également quelques boutiques d’artisanat local. A l’hôtel, je fais
la connaissance de « Ibu » et son papa, sculpteurs sur bois qui
exposent différents objets en tek et ébène, plutôt jolis.
De retour à la
chambre, douche et lessive (puisque nous avons pour consigne de porter notre
beau T-shirt rose Sénégazelle les jours 1, 3 et 5 de course), puis apéro !
Je discute avec Pita (coach Roz Avel, monitrice de ski à l’alpe d’huez) et Fabienne, et j’en découvre un peu plus sur la fibromyalgie et les différentes
méthodes de soins, dont le « neurofeedback ». Fabienne nous raconte
également son expérience de l’an passé, sur le « trophée roses des sables ».
Moi je dis bravo !
Cette course est une compétition exclusivement réservée
aux femmes. Elle est issue de la pure tradition des rallyes raids africains. A
bord d’un 4X4, d’un SSV, d’un quad ou d’une moto, l’objectif est de rallier
l’étape du jour à l’aide d’un road-book, d’une carte et d’une boussole, en respectant
les différents contrôles de passage (CP). La philosophie du Trophée consiste,
au travers d’un financement réaliste, à permettre à chaque femme d’accéder à
une compétition internationale dotée d’une forte dimension humaine, tout en
participant à une action d’entraide entre les peuples en acheminant des dons à
destination des enfants défavorisés.
Après le
repas et un début d’après-midi tranquille (petite sieste à la clim, il commence
à faire chaud), nous partons en pirogue sur le Saloum pour une petite excursion
de 3 heures.
Nous traversons la mangrove et pouvons notamment observer pélicans
et hérons goliath (héron gris ardoisé, le plus grand du monde).
Nous faisons
ensuite un stop dans un minuscule village de pêcheurs où nous pouvons voir les
systèmes utilisés pour faire cuire / sécher le poisson, avant qu’il ne soit décortiqué
pour être vendu ou troqué au marché contre fruits et légumes.
Nous rencontrons
la famille, à qui nous avons apporté une valise remplie de jeux et peluches
pour les enfants. C’est la grand-mère qui dirige (la doyenne du village), et c’est
elle qui a le privilège de recevoir la donation.
Les enfants nous raccompagnent
ensuite jusqu’à notre pirogue, et nous repartons en direction de l’hôtel, au
coucher du soleil. En chemin, ce sont des poissons volants et des dauphins (une
dizaine) que nous avons la chance d’apercevoir, alors que nous sommes situés à
environ 17km de l’océan.
Après le repas, la chorale chrétienne de Foundiougne vient
nous rendre visite pour nous chanter quelques chansons et c’est à 22h30 que
nous allons nous coucher, histoire de récupérer pour la 2ème étape
du lendemain.
alors, rose des sables en 2015 ? qui sait ?
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