Samedi
03/05, c’est le grand départ ! Nous sommes 4 à partir de Lyon ; un
peu avant l’embarquement (17h), je fais la rencontre de Catherine et Fabienne,
membres de l’association Roz Avel,
et Marie-Philomène.
Catherine et
Fabienne se sont ainsi inscrites, avec 8 autres femmes, à la Sénégazelle en
marche nordique. Elles seront 5 binômes, 1 coach et 1 femme atteinte de
fibromyalgie. Cette maladie, peu connue en Europe, après avoir été considérée
comme un syndrome, est caractérisée par un état douloureux musculaire chronique
étendu ou localisé à des régions du corps diverses. Un véritable défi donc pour elles, que cette aventure
Sénégazelle.
Quelques
mots sur l’association Roz Avel :
L’association
« Roz Avel » a vu le jour en février 2012 et a pour but de venir en aide aux femmes et aux enfants d’Afrique,
d'organiser des activités de financement et de partenariat
dans un cadre légal et en toute transparence.
Elle a 2 missions :
- une
mission humanitaire en venant en aide d'une part aux femmes et aux enfants
d'Afrique et en accompagnant d'autre part, une association qui lutte contre la
fibromyalgie
- une mission sportive en alignant un équipage présent sur
des rallyes-raids à orientation humanitaire.
Nous faisons
connaissances dans notre vol pour Casablanca, où nous devons retrouver les 47
autres participantes, venues de Paris, Nantes, Toulouse.
Après 2
heures de vol, nous atterrissons à Casablanca où retrouvons toute la
troupe et nous embarquons finalement pour Dakar vers 21h30. Après un
passage de douane un peu bordélique (aucun papier à remplir, une prise
d’empreintes quand même avec un appareil vibrant – jamais vu ça avant), nous
retrouvons le staff (dont Jean-Michel Perron, l’organisateur officiel de la
course) qui nous attendait sur place. En effet, ils ont déjà passé la semaine
précédente au Sénégal pour la 3ème semaine de Sénégazelle (les 2
premières ayant lieu pendant les vacances scolaires d’hiver). C’est donc le
début de la 4ème et dernière semaine de l’année 2014 !
Nous
récupérons nos sacs puis on se dirige vers le bus ; on découvre avec
étonnement que nous serons accompagnées par l’armée pour notre trajet jusqu’à
Foundiougne ; un camion pour les sacs et 2 bus pour les
« gazelles ». A 1h du matin (3h en France déjà), nous prenons la
route. C’est environ 3 heures de trajet supplémentaire qui nous attend (125km),
avant un final en pirogue, pour traverser le Saloum afin de rejoindre la ville
de Foundiougne.
La ville
proprement dite a été fondée en 1917. C'est l'une des plus anciennes communes du Sénégal.
Grâce à sa position stratégique sur le Saloum, son
port de commerce a joué un rôle de premier plan à l'ère coloniale. Aujourd’hui,
elle compterait entre 6000 et 7000 habitants, avec la présence de
principalement 3 tribus, les Sérères
(50 %), les Wolofs
(30 %) et lesPeuls
(15 %). Elle est musulmane à 92 %.
A la sortie,
de Dakar, nous empruntons LA route qui relie Dakar à la Gambie, très
fréquentée même de nuit par les nombreux camions qui relient les 2 pays. Nous
somnolons lorsque nous sommes réveillées brutalement par un gros choc ; je
me retrouve sans rien comprendre le nez dans le fauteuil de devant ; à ma
droite, Elodie à le nez en sang. Le bus zigzague et fini par s’arrêter. On
vient d’avoir un accident ; il semble que le chauffeur se soit endormi et
qu’il soit tout simplement rentré dans le camion de devant. On ne saura jamais
vraiment, mais le bus est en tout cas bien amoché.
Nous sortons du bus, les
blessées (rien de très grave heureusement) sont transférées dans l’autre bus
qui poursuit sa route vers Foudiougne tandis que nous (une vingtaine de
personnes) attendons sur la bas-côté de la route, qu’il revienne nous chercher.
On en profite pour faire connaissance, la police arrive un peu plus tard pour le
constat. C’est seulement 2h30 plus tard que nous reprenons la route, et c’est
finalement vers 7h du matin, que nous atteignons le Saloum où nous attendent
les pirogues. Le jour s’est levé, on assiste au lever du soleil.
Après un
rapide petit déjeuner, on nous attribue nos chambres et nous partons nous
reposer. C’est avec Sylvie et Fabienne, 2 belles-sœurs de Normandie que je vais
partager le petit bungalow où nous passerons notre semaine.
C’est donc une
première journée repos (bien mérité !), briefing / organisation. Dans la
matinée, on se dirige tranquillement les unes après les autres vers le local
« fournitures » pour vider nos sacs. Tout est très bien organisé,
nous trions les dons par catégorie : stylos, cahiers, jeux, peluches,
gommes, ardoises, etc… .
Après le repas de midi (poisson frais), une petite
sieste de nouveau et une rapide balade sur la plage (c’est Dimanche, jour de
détente et de baignade pour les enfants et les chèvres !); ensuite, c’est
préparation des sacs de donations pour les écoles de M’Bam que nous visiterons
le lendemain : 10 classes (environ 350 élèves) pour lesquelles il faut
préparer des lots pour chaque élève. Une liste a été établie par niveau (CP,
CI, CE1, CE2, CM1, CM2), c’est finalement assez rapide.
A 18h30, c’est le
briefing et la présentation de l’équipe qui va nous suivre toute cette
semaine : l’équipe médicale (2 infirmières), l’équipe responsable du
balisage, l’équipe audiovisuelle pour la réalisation d’un petit film et pour
alimenter le site internet chaque jour, l’équipe de restauration ; puis
nous récupérons nos T-shirts et nos dossards. La soirée est courte, après un
repas sportif (salade, pâtes bolognaise et fruits), nous partons nous coucher
de bonne heure pour être en forme pour notre première étape du lendemain.
petite cachotiére, rien dit du petit incident pendant le transfert ! enfin, bien terminer, alors à quoi bon ....
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